La princesse de ce conte souffre d’un mal étrange qui la ronge : sans savoir pourquoi, elle est la plus malheureuse au monde. Une pléiade de personnages extravagants vient la divertir et l’étourdir. Mais la profusion de cadeaux et les trésors d’imagination déployés par cette cour désemparée n’y changeront rien : la princesse est inconsolable.
Il n’y a que ce petit livreur d’eau pour redonner le goût de la vie à cette princesse, comme si le bonheur était à chercher dans le dénuement et la simplicité.
La princesse au petit poids, adaptation de l’album éponyme d’Anne Herbauts est aussi une invitation, faite aux jeunes spectateurs, à découvrir une fabrique de théâtre, pour trois comédiens et un musicien.
Tour à tour conteurs, personnages de l’histoire, manipulateurs de marionnette, ils font et défont, à vue, les images de ce conte. L’espace de jeu et les coulisses d’où les comédiens sortent costumés sont matérialisés, la musique est jouée en direct sur le plateau. Toute la “petite cuisine du spectacle” nous est ainsi offerte, dans cet univers un peu décalé, mêlé de cirque, danse, musique, théâtre d’ombres et d’objets…